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LE FESTIVAL ISI : Où, comment, pourquoi, par qui ?

Le festival ISI c'est le petit chuchotis qui est doucement fredonné et qui s'échappe des voûtes de la salle Pétrarque, dans le vieux centre de Montpellier, chaque année quand l'été va pour toucher à sa fin.


Le festival ISI c'est 11 ans d'existence, sous diverses formes : hybride, expérimentale, ambitieuse, parfois risquée, mais toujours dans un seul but l'envie de faire découvrir au plus grand nombre les arts numériques et la musique électronique.


Le directeur artistique et fondateur du festival, Jean-François Nourisson, était artiste plasticien, il est tombé dans la musique électronique tout en découvrant le langage HTML.

On est en plein dans l'an 2000, au moment de la naissance du Web, à l'époque des réseaux nomades, des mailing list et de la consécration du Net art. Lorsque la colonisation commerciale ne semble pas être totale et à un moment où le Web est perçu comme un monde tout les possible, un espace de partage, global, gratuit, sans borne ni limite.

On comprend vite à cette époque que le réseau est un nid grouillant d'artistes qui bidouillent, expérimentent et poussent à leur paroxysme les idéaux des avant-gardes de la fin du XXème (la notion de collectif, le détournement, l'art partout et tout le temps, par tous et pour tout le monde). Les artistes se regroupent et créent ensemble, en s'envoyant des balles de codes qui rebondissent dans un web en pleine mutation.

A ce moment, Jean-François Nourisson aka JFNM côtoie la mailing-list Palais-Tokyo et participe au blog 2balles dérivé du site Pleine-peau.com. Il y rencontre de nombreux artistes, chercheurs et musiciens.

En parallèle, JFNM se passionne pour la musique électronique. Son aspect immersif et sa présence physique devienne pour lui un moteur et une source d'inspiration. Au fur et à mesure de ses recherches artistiques, il mêle, à ses travaux de pâtes à papier et mots imbriqués, ses nouvelles inspirations et ses questionnements sur la technologie. Depuis longtemps animé par la phrase de MacLuhan « The medium is a message », le numérique en est pour lui une caisse de résonance.

Une exposition en collaboration avec Michelle Saint Léger (graphiste, artiste et présidente de l'association) viendra concrétiser la naissance de l’association Cellanova.org et du festival.


Ainsi naissent, en 2005, les Rencontres d’Arts Numériques d’ISI.

Un festival d'art numérique où se croisent créations sonores, visuelles et plastiques. L'idée est de décloisonner, éliminer les barrières, et être trans/pluri-disciplinaire ; Tenter de s'emparer de la technologie et de la pousser dans ses retranchements artistiques pour y montrer le vivant de l'écriture binaire. Le festival c'est construit avec l'envie de créer temps de rencontres et de découvertes, engagé, infini et passionné, une Insurrection Sentimentale Illimitée en somme...

ISI pendant 10 ans, c'est une programmation de qualité où se mêle artistes et musiciens renommés et émergents, tel que le plasticien Damien Asp, le duo Scenocosme, Cécile Babiole, Incite /, Burnt Friedman, Judith Juillerat, Half A Rainbow, etc. C'est également une programmation résolument tournée vers l'international avec Frank Bretschneider et Vladislav Delay du label Raster-Noton, le mexicain Murcof, les suisses Mimetic et Dimlite. Ainsi qu'une place importante faite à la scène régionale et nationale, tel qu’Aymeric de Tapol, Joachim Montessuis, Paral-lel, Mathias Delplanque, Poborsk, Philippe Petit, Lu&NL, Lauren Rodz, Aurélie Piau, etc.

C'est une ambiance familiale et parfois hautement improbable.

Un espace de rencontres où on assiste à des collaborations détonnantes comme celle de Cubenx et Fraction ou encore Richard Pinhas, John Schmidt et VJ Milosh.

Ainsi que des exclus, nés par l'impulsion des Rencontres d'Arts Numériques d'ISI, et résultante de l'atmosphère du lieu et de l'idée de partage, pour n'en citer que quelque uns : la semaine de résidence et la performance d'Harmonie Modulaire, la résurrection du crew MEFI ou encore le live de Diaphane sur un Vjing de Systaime.


Ce serait trop long d'énumérer la centaine d'artistes passés à ISI en une décennie, chacun à participé à ce qu'est devenu le festival : un espace de partage où le public découvre, où les artistes échangent, et où naissent des idées, projets, envies, et pourquoi pas utopies.



Maintenant que vous avez eu un récap’, tenez-vous prêts pour la 11ème édition, l'équipe compte de nouvelles recrues mais la recette reste la même: de la musique, de l'art, du numérique, et surtout, surtout, du partage!



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